Cannabis a usage médical : mode d'administration

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Le cannabis médical peut s'administrer de divers manières selon les pays et les législation.

L’usage médical du cannabis a près de 5000 ans. Pourtant, nous commençons seulement à comprendre les mécanismes d’action des cannabinoïdes, leurs vertus thérapeutiques, les dosages et les modes d’administration les plus efficients.

 

Les premières traces écrites de l’usage thérapeutique du cannabis remontent à 2700 av. J.-C.Dans la plus ancienne pharmacopée du monde – attribuée à l’empereur chinois Shen-nung – le cannabis était mentionné dans une centaine d’indications.

Cependant, il a fallu attendre la fin du XXe siècle et la découverte du système endocannabinoïde pour commencer à comprendre pourquoi et comment le cannabis agit sur le corps humain.

Les propriétés des cannabinoïdes

Nous savons désormais que la plante contient de nombreux principes actifs : CBD, THC, CBN, CBG, etc. Tous ces cannabinoïdes ne se valent pas et il reste beaucoup à découvrir sur leurs effets physiologiques. Cependant, les propriétés anti inflammatoires, antiémétiques, analgésiques, anti bactériennes et même anticancéreuses de certains cannabinoïdes sont avérées.

Bien administrer le cannabis médical 

Afin d’optimiser les vertus thérapeutiques des cannabinoïdes, il ne faut pas seulement identifier leur mécanisme d’action individuel. Il faut aussi déterminer à quelle dose ils seront les plus surs et les efficaces.

À cet égard, le mode d’administration a toute son importance. En effet, le cannabis peut être fumé, inhalé, ingéré ou encore appliqué sur la peau.  

Les modes d’inhalation

Il existe plusieurs façons d’inhaler du cannabis.

·      Fumer le cannabis (sous forme de joints) est le mode de consommation le plus courant. C’est aussi le plus nocif. En effet, la combustion du cannabis génère près de 2000 substances dérivées. Certaines, comme le monoxyde de carbone, sont toxiques, voire cancérigènes.

·      La vaporisation consiste à inhaler le cannabis en faisant passer de la vapeur d’eau à travers (via une cigarette électronique, par exemple). La température à laquelle est chauffée la plante étant nettement inférieure, on évite les substances dérivées de la combustion.La vaporisation n’est toutefois pas idéale pour contrôler le dosage.  

 L’administration par voie orale

·      L’ingestion de cannabis peut se faire via des tisanes ou en mangeant des préparations à base de beurre ou d’huile infusé.e au cannabis. Ces modes d’administration ne sont pas recommandés. En cause : la concentration aléatoire et imprévisible en cannabinoïdes. Ceux-ci étant peu solubles dans l’eau, les tisanes ne sont souvent pas assez dosées. Quant aux matières grasses infusées, elles peuvent au contraire être surdosées. Ce qui expose aux effets secondaires indésirables du cannabis absorbé en excès : anxiété, paranoïa, vertiges, etc.  

·      Grâce à la haute vascularisation du dessous de la langue, l’administration par voie sublinguale permet un effet pharmacologique rapide et des dosages contrôlés. Idem avec les sprays à usage oral.

L’administration par voie cutanée

Administrer un cannabinoïde par voie cutanée – via une crème, un gel ou des patchs –présente plusieurs avantages :

·      On évite la production des produits dérivés de la combustion.

·      Le dosage peut être facilement contrôlé.

·      Le traitement est localisé sur une zone définie par la surface d’application du produit.

Il est aussi possible d’administrer un cannabinoïde par voie rectale (suppositoire) ou ophtalmologique, mais ces usages sont plus rares.        

 

***sources***

Hand A. et al., « History of medicalcannabis » in J Pain Manage, 2016.

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